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LE DERNIER RETOUR

Notes

 

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Chapitre II.1 :

Quinze Marins
Commandant ? Mais comment donc ?...
Larguez les amarres !...
Blabla... glou glou...

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Quinze Marins...

Quinze marins sur le bahut du bord
Yop la hop une bouteille de rhum
A boire le diable avait réglé leur sort
Yop la hop une bouteille de rhum

Quand John Silver a pris le commandement
Des marins et vogue la galère
Il tient ses hommes comme il tient le vent
Tout l'monde a peur d'Long John Silver (...)

Tralala. Tsoin tsoin. Bon ok, pas tout à fait quinze, quatorze en fait. D'où c'est ty qui sortent ces foutus Capitaines, comme si y avait pas assez de monde comme ça dans le DR... Y sortent de ce que je fais partie de ceux qui pense que sept Généraux, ça fait un peu lège contre les quatre-vingt huit gaziers qui protègent potentiellement le Sanctuaire. Y f'rait pas un peu barbeau le Popo à venir rouler les mécaniques devant Athéna si c'était le cas ? La donzelle aux yeux pers elle aurait pas besoin d'arrêter de lustrer son sceptre quand elle le verrait venir... Pourtant on sait que ces deux là se sont tatannés plus d'une fois par le passé et qu'il y a eu pas mal de vaisselle brisée. Faut donc bien que les forces aient été un peu plus équilibrées. Et puis y a Thétis, qui semble un poil plus consistante comme adversaire que la friture à qui Seiya et Shun font bouffer du sable à leur arrivée. Donc j'ai étoffé.

Deux sous-off par Commandant (quoi commandant, ké commandant ??... j'y r'viens plus loin), ça me paraissait un bon compromis entre cette nécessité auto-imposée et mon bienveillant soucis de ménager l'estomac du lecteur pour lui inviter l'indigestion de nouveaux personnages. Question, à quoi donc les affilier ces nouveaux là ? Bon, des animaux marins bien sûr, mais quoi d'autre encore ? J'ai opté pour les principaux courants marins. Enfin quand je dis principaux... Suis allé voir ici, j'ai composé avec la liste en bas et la carte sur laquelle je me suis arrachée les yeux, et j'en ai déterminé deux par paire d'océans contigus. Tout moi ça, moitié référence authentique, moitié arbitraire...

Et pour ceux que ça amuse, je vous offre un petit jeu en prime : tous les noms des Capitaines sont issus d'oeuvres en rapport plus ou moins direct avec la mer, à vous de vous souvenir desquelles... Oeuvres littéraires pour la plupart, la grosse exception de ce chapitre étant évidemment Davy Jones. J'ai longuement hésité, initialement ce grand connard devait être le Capitaine Teach, le probable vrai nom de Barbe Noire, mais d'une part ce n'était pas une allusion à un personnage cent pour cent fictif, d'autre part, contrairement aux autres c'est une référence que j'ai due rechercher, et non dont je me souvenais, bêtement je trouvais ça un peu malhonnête de ma part donc j'ai finalement opté pour Davy Jones.

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Commandant ? Mais comment donc ?...


Bah oui, j'ai toujours trouvé, peut-être à tort, suis loin d'être un spécialiste de la hiérarchie militaire, que Général ça faisait pas très marin comme grade. Du coup sans vergogne j'ai changé le titre en Commandant. Je me doute bien que le titre originel de la vo devait être plus approprié, mais n'étant pas non plus familier des dignités de la culture nipone j'ai préféré rester dans le registre français... (Shogun c'était pas ça ? enfin je m'en fous et je pense qu'il y en a un paquet comme moi dans le même cas). Une petite pirouette tout de même pour légitimer ce changement ? Mais comment donc : c'est Kanon qui était à la tête des armées de Poséidon la dernière fois, et le titre de Général qu'il s'est choisi pour lui et les autres il était aussi légitime que l'écaille du Dragon des Mers sur ses épaules. Et toc.

Vous ne serez pas sans noter également, surtout si vous êtes allés faire un tour dans la section personnage que j'ai complètée un peu brutalement, que j'ai pris d'autres libertés. Ou qu'il est l'hippocampe ? A plus, a parti l'hippocampe ? Ben oui. Non parce que dans les généraux, on avait droit à des monstres tout court, Kraken, Dragon des Mers, des monstres mythologiques, Sirène, Scylla, un monstre folklorique avec les Limnades, un descendant de Poséidon avec Chrisaor, et un animal on ne peut plus innofensif avec l'Hippocampe (pareil, me demande si c'est pas un coup de la version française ça...). Enfin bon, ça manquait d'homogénéité tout ça. Et comme, toujours à cause de ce problème d'équilibre des forces, sept totems fixes ça faisait vraiment peu comparé à quatre-vingt huit constellations, j'ai décrété qu'il pouvait très bien y en avoir d'autres. Du coup je l'ai joué tout monstrueux. Et j'ai eu du mal, pas facile en fait de trouver sept monstres marins différents. Je serai d'accord avec les pinailleurs, je trouve aussi que mon Mégalodon détonne un peu dans le tas, mais en définitive, je préfère quand même l'ensemble de mes choix à ceux de Kuru.

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Larguez les amarres !...


Alors ça, c'est ce que j'aurais dû faire dans les chapitres précédants vis à vis des références, en particulier mythologiques, en particulier nordiques, et qu'il faudra bien que je me décide à faire un de ces quatres d'ailleurs. Enfin, pour le moment, à l'intention de ceux qui ne seraient pas familiers avec le vocabulaire maritime, voici un petit lexique des termes spécifiques employés dans ce chapitre dont la signification n'est pas évidente de prime abord.

monère : une galère ça vous causerait d'avantage ? Ben voilà. Un monère est une galère avec un seul banc de nage (rangée de rameurs quoi). La birème en a deux, la trière en a trois.

assiette : c'est l'angle longitudinal d'un navire par rapport à la surface de la mer, s'il a le cul qui s'enfonce il ira moins vite, s'il pique du nez dans les vagues il ira surtout moins loin...

gîte : idem mais dans l'autre sens, c'est l'inclination transversale du navire due au roulis. Quand les mâts pointent à hauteur de la quille c'est pas bon signe.

bastingage : c'est le parapet autour du pont qui évite d'aller à la baille au moindre tangage quand on a pas le pied marin.

gaillard : c'est une structure surélevée par apport au pont, d'où on gère les manoeuvres ou on exerce le commandement du navire. La gaillard d'arrière s'appelle aussi la dunette, c'est le coin des officiers.

ferler : hisser les voiles tout le monde connaît, ben les ferler c'est le contraire, on les replie bien proprement autour de leurs vergues (les gros bâtons horizontaux en travers des mâts auquels elles sont attachées).

proue : pour ceux qui se plantent, on ne sait jamais... la proue c'est l'avant, et la poupe l'arrière. Et tiens, un petit bonus qui sert à rien mais totalement authentique, vous savez comment on se souvient facilement que babord c'est à gauche et tribord à droite ? Et bien l'ensemble des canons sur un navire de guerre s'appelle la batterie, et par extention c'est aussi le nom du pont intérieur où se situent les canons. On a coupé phonétiquement le mot en deux, et ça a donné babord, le bord avec la gauche du mot, et tribord le bord avec la droite de la batterie. C'est fou le nombre de trucs inutiles dont j'arrive à me rappeler...

bouline : ça c'est un vrai truc pas sympa. La bouline c'était un bout ([but], faut prononcer le "t", une corde quoi, mais allez surtout pas prononcer le mot corde sur un bâteau devant des marins, et me demandez pas pourquoi j'en sais rien...), je disais donc, un bout tressé avec lequel on se faisait caresser les omoplates quand on avait fait une grosse connerie. Courir la bouline, c'était passer entre deux haies de matelots qui vous fouettaient à coups de filins. Sympa non ? Historiquement vérifié, contrairement à celui de la planche mis en avant dans les films de piraterie et finalement assez peu répendu.

sabord : ouverture dans le flan d'un navire par laquelle on laissait dépasser les fûts des canons. D'où le terme saborder soit dit au passage, qui découle autant du nom du point de tir que de celui de la cible, pour couler volontairement un navire.

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Blabla... glou glou...


En clair : un gros bout de parlote qui tombe à l'eau. Ce chapitre a souffert à ses débuts d'un gros coup de sabre. J'ai commencé l'écriture comme je procède souvent ces derniers temps, à savoir par une phase de dialogue autour de laquelle je déroule, je brode, je transitionne... Bref, un dialogue. Celui-ci avait pour but, d'une part de présenter brièvement Mon Sanctuaire Marin et les différences qui allaient apparaître vis à vis du manga, ainsi que les réflexions qui m'ont amené à me les autoriser. Parce que les notes de chapitre c'est bien joli, mais vaut quand même mieux éviter les grincements de dents au moment de la lecture. D'autre part il devait répondre à la question, pourquoi Athéna est-elle escortée par ceux-là, pourquoi sont-ils si peu ou si nombreux (biffez la mention inutile...), pourquoi les Chevaliers d'Argent, etc. Histoire que vous ne pensiez pas que j'ai simplement pioché au hasard parmi mes personnages. J'essaie toujours de me plier à la logique de mon intrigue plutôt que de triturer la logique pour pouvoir écrire ce dont j'ai envie. Toujours est-il que, problèmes. Le premier à me sauter aux yeux fut la rupture que ce passage engendrait avec la suite, qui elle s'annonçait très linéaire, quasi ininterrompue. J'aurais pu transitionner, mais ça aurait été long. Et long c'était le second problème manifeste. Ce passage prenait de la place, et j'ai senti (avec un certain flair si on regarde le pavé auquel j'ai abouti) que cette place là serait du luxe. D'autant plus que les informations véritablement importantes qui y étaient réunies, je pouvais les distiller par la suite. Alors j'ai sabré. J'ai une écriture très instinctive, habituellement je me laisse porter et je fais rarement ce genre de modification radicale. Jusqu'à présent, c'est la plus grosse coupure occasionnée dans la rédaction du DR (je salue ceux qui au passage viennent de dire que si j'en avais fait d'autre avant ça ne leur aurait pas spécialement déplu ^^). Alors histoire de ne pas garder ce morceau par devers moi, et comme il répond tout de même à la question "pourquoi ceux là ?" qui dans la version définitive du chapitre reste sous-entendue, et pas très clairement de surcroit, je vous copie colle ici le dialogue brut par lequel j'avais démarré de prime abord.

          « J’ai dit non Kanon ! Et inutile d’insister je ne reviendrai pas sur ma décision. J’emmènerai avec moi les deux élèves de Hyoga parce que je sais très bien que tu ne me laisserais pas y aller seule quels que soient mes ordres, mais je ne descendrai pas au royaume de mon oncle à la tête d’une armée ! Et encore moins avec toi pour la diriger !
          - Et moi je vous répète que je ne vous laisserai pas vous coller la gorge sous le trident de Poséidon sans une escorte digne de ce nom ! Et deux novices, même d’argent, ne suffisent certainement pas à en former une !
          - Kanon… Dois-je te rappeler pourquoi je dois m’y rendre ? C’est de l’aide que nous allons chercher, pour trouver le sceau de R’lyeh et le protéger de la folie de Lucifer. Tu connais assez mon oncle pour savoir que donner l’impression de lui forcer la main est la meilleure façon de le braquer et d’obtenir le contraire du résultat escompté. Je n’irai pas le trouver accompagnée de Chevaliers d’Or qu’il ne verrait pas autrement que comme des envahisseurs. Ni avec aucun de ceux qui ont pris part à sa dernière défaite.
          - Parce que vous pensez que le caractère de Poséidon est un argument pertinent pour me faire changer d’avis ? Faîtes ce que vous avez à faire Athéna, et laissez moi juge de ce qui me regarde ! L’écharpe de Grand Pope que vous m’avez donnée ne me désignait pas seulement responsable de la reconstruction du Sanctuaire, mais aussi de votre sécurité. Et j’ai la vague impression que je manquerais à mon devoir en vous laissant aller pêcher de l’aide au milieu des lignes ennemies dans les eaux troubles d’un Dieu revanchard.
          - Des lignes plutôt clairsemées… des pointillés tout au plus.
          - Présomptions ! Tout comme les Chevaliers Noirs présumaient le Sanctuaire dépeuplé. Aux dernières nouvelles, le Général Sorrento était toujours de ce monde, et deux Chevaliers d’Argent ne seraient certainement pas de taille contre lui.
          - Je ne m’en ferais pas pour le gardien de l’Atlantique Sud, s’il est encore en vie. Après tout il a bien aidé Ikki à détruire ton propre Pilier.
          - Uniquement parce qu’il avait appris que c’était moi qui jouait les marionnettistes avec Julian Solo. Lorsqu’il pensait servir les projets de Poséidon, il n’avait rien contre le déluge. Et il n’y a pas seulement Sorrento. Celui dont j’ai usurpé la place a très bien pu venir la revendiquer depuis. Sans compter les autres… Lorsque j’ai brisé le sceau qui enfermait Poséidon dans l’urne sacrée, le temps de sa libération était proche mais sans moi ce ne serait pas advenu avant plusieurs années. Et peut-être même pas avant aujourd’hui, ça personne ne le saura jamais. Quoi qu’il en soit, les hommes que j’ai recrutés n’étaient certainement pas ceux à qui devaient être destinées les Ecailles des Généraux. Il était trop tôt. Mais à l’heure qu’il est, leur destin que j’ai contrarié a peut-être malgré tout guidé les véritables Généraux vers le Sanctuaire Marin, même si Poséidon n’était plus en mesure de les accueillir…
          - Ce serait ce qui pourrait nous arriver de mieux. Sans hommes prêts à le servir mon oncle ne nous serait pas d’un grand secours pour contrecarrer les plans de Lucifer.
          - Alors avant d’envisager les avantages de cette situation, commencez par peser le risque qu’elle vous ferait encourir ! Ce ne serrait vraiment pas le moment de vous retrouver à jouer les cariatides dans le Pilier Central !
          - Kanon ! Il me semble que tu t’oublies !
          - Je m’oublie parce que vous m’emmerdez avec une confiance qui n’est pas de mise ! Vous avez placé votre foi dans les hommes en général, soit. Et bien moi je me méfie de certains en particulier. Je crois être plus que bien placé pour savoir à quelles idées peut mener la découverte d’un pouvoir hors du commun. Alors un peu de compréhension de votre part serait plus que la bienvenue, ou alors refilez ce casque à quelqu’un d’autre !
          - C’est hors de question. Tu n’espères pas t’en débarrasser aussi facilement j’espère… Veux-tu que nous laissions l’arbitrage de cette querelle à Shaka ?
          - Allons, soyez sérieuse s’il vous plait… Shaka a déjà dû bouleverser toutes les certitudes sur lesquelles reposaient sa spiritualité, vous imaginez dans quel état vous le mettriez en l’obligeant à vous donner tort ?
          - J’admets que sa position serait inconfortable… Très je bien, je suppose que je peux me contenter de ta seule aptitude à la contrariété, d’autant plus que tu n’as pas besoin d’aide en la matière, tu t’en sors admirablement bien tout seul…
          - Votre divine personne est trop bonne. Enfin, si je renonce à attacher les Chevaliers d’Or à vos talons, vous voudrez bien partir avec les Chevaliers d’Argent au grand complet…
          - Pas au complet, je n’emmènerai pas d’armée. Mais j’accepterai la présence d’Elwing en plus de celles de Jyll et de Cuivénen. Et celle de Pelor également puisque de toutes façons tu ne me laisseras pas partir sans un grand costaud…
          - C’est déjà ça… Ce serait encore mieux si vous ajoutiez Vicius.
          - Kanon… Pourquoi Vicius d’abord ?
          - Parce que c’est un sacripant doublé d’une canaille. Les autres sont encore trop ingénus. Lui a l’esprit assez tordu pour voir venir les mauvais coups.
          - Bien, va pour Vicius alors…
          - Et Shina pour les encadrer.
          - Mais non enfin ! Malgré toute l’affection que je lui porte, Shina est restée trop impulsive, et sa liaison avec Bud d’Alcor n’a pas arrangé ce coté de son caractère. Sans compter qu’elle aussi s’est dressée contre mon oncle, Poséidon ne l’aura pas oubliée…
          - Alors Marine dans ce cas. Je ne vois pas quelle objection vous pourriez soulever contre elle…
          - Moi non plus pour être honnête. Tu pourras te vanter de m’avoir manipulée en finesse Kanon, tu as fini par m’imposer une escorte de six Chevaliers, c’est bien plus que je n’étais prête à en accepter.
          - Ça doit être de famille, mon frère a bien berné le Sanctuaire pendant quatorze ans.
          - Laissons ça. Dis moi plutôt comment pénétrer dans le Sanctuaire Marin. Je ne tiens pas à utiliser le gouffre d’Asgard, les Guerriers Divins ne manqueraient pas de vouloir être de la partie et je n’aurais aucune autorité pour les en empêcher.
          - Sans compter que c’est une façon très chaotique d’y entrer, le tourbillon n’a pas de débouché stable, vous ne pourriez prévoir à quel endroit du domaine de Poséidon il vous mènerait, et vous seriez dispersés en route. Le Golden Triangle pourrait vous amener tout droit au Pilier de l’Atlantique Nord, mais si mon éventuel remplaçant se trouve là et maîtrise le pouvoir des Bermudes je ne pourrais pas garantir la stabilité de ce passage dimensionnel sans vous accompagner…
          - Ne remets pas ça sur le tapis et essaie de me proposer quelque chose d’un peu plus constructif…
          - Les autres options sont plus que limitées Athéna. Les entrées du Sanctuaire Marin sont toutes situées dans la périphérie, et chacune est équidistante de deux des Piliers. La seule que je connaisse se trouve à l’intersection de l’Equateur et de la Dorsale Atlantique. De là vous pourriez vous rendre assez facilement au Pilier de l’Atlantique Sud. S’il n’y a personne là en bas ça ne fera pas de différence, mais si ce n’est pas le cas, livrer combat étant à exclure autant que possible, ce serait le meilleur moyen de trouver Sorrento, en espérant qu’il soit encore envie, pour le convaincre de vous mener jusqu’au temple de Poséidon.
          - Parce que se rendre directement au temple de mon oncle…
          - Il ne faut pas y compter. Le Sanctuaire Marin est une projection des océans de la planète sur un plan circulaire qui ne prend pas en compte les terres qui les séparent à la surface. Schématiquement il ressemble à ceci :

[carte]

          Tous les Piliers sont reliés entre eux. Les voies sont multiples et le Pilier Central est en plein milieu de cette toile. Vous pourriez errer pendant des jours sans trouver votre chemin jusque là. Les seules véritables routes pavées sont celles qui tracent le pourtour du Sanctuaire et qui symbolisent les principaux courants marins. Les autres voies sont plus des flux que de véritables chemins, rien ne les différenties les unes des autres, et leurs intersections sont tellement floues que vous ne pourriez être surs de celle que vous vous apprêteriez à emprunter. Que vous ne serriez pas vos rangs et vous vous éloignerez les uns des autres avant même de vous en rendre compte… Si Seiya et les autres ont trouvé relativement facilement leur chemin à l’époque, c’est que les océans s’effondraient quand les Piliers étaient abattus. Les flux disparaissaient aussi et ils n’avaient qu’à se diriger vers les parties encore intactes du Sanctuaire Marin. Mais dans la mesure où ne vous comptez pas jouer à nouveau aux dominos géants…
          - Et si tout est encore détruit ?
          - Alors vous n’aurez pas à vous inquiéter de la route à suivre. Vous serez bonne pour une séance d’apnée, en espérant que vous aurez assez de souffle pour quadriller le secteur à la recherche de l’urne sacrée…
          - Très bien… Ça ne fait que confirmer qu’il serait infiniment meilleur pour nous que quelques fidèles à mon oncle soient restés auprès de lui malgré son incarcération.
          - Et si Sorrento est mort ou parti ? Si vous n’arrivez pas à convaincre ceux qui sont restés ?
          - Alors nous trouverons le Pilier Central sans eux.
          - Vous ne feriez que courir en rond en vous faisant attaquer de tous les cotés, vous avez besoin d’un guide Athéna.
          - En voila assez Kanon ! Je préfère prendre le risque de perdre du temps que celui de donner une raison supplémentaire à la rancune Poséidon de s’exprimer !
          - Vous oubliez quelqu’un. Quelqu’un qui a arpenté le Sanctuaire Marin dans les moindres recoins. Quelqu’un qui n’a pas pour autant levé la main sur l’Ebranleur du Sol. Quelqu’un qui pourrait même faciliter les négociations avec Sorrento le cas échéant.
          - Juste comme ça, tu te rappelles m’avoir entendue dire que je ne voulais pas emmener de Chevalier d’Or ?
          - Je suis sûr que Kirth se passerait volontiers de son armure pour le plaisir de vous accompagner. Et je ne doute pas qu’il puisse la faire venir jusqu’à lui si jamais elle devait lui être indispensable…
          - Une dernière carte maîtresse dans la manche pour jouer la dernière main… Très bien Kanon, il me semble que je peux t’accorder une victoire sur moi, une fois n’est pas coutume… Kanon ? Si j’avais voulu d’un Pope qui ne s’inquiète que me faire plaisir j’aurais nommé Seiya. Tu pourrais t’exprimer avec un peu plus de tact, mais pour le reste je suis entièrement satisfaite de t’avoir assis sur ce trône…
          - Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire tout de même… » Sirion, rapplique en vitesse, et avant la fin de ma phrase de préférence…
          « Est-ce dire que vous l’auriez changée et que je n’aurais pas aimé l’entendre ?
          - Va savoir, il faut toujours se méfier d’un type qui se cache derrière un masque.
          - Les Grands Popes ont toujours été masqués parait-il.
          - Et bien il faut toujours se méfier des Popes, et toujours leur obéir… il y a de quoi être à l’aise n’est-ce pas ? Ne réponds pas tout de suite, je m’apprêtais justement à te mettre dans une position on ne peut plus confortable. Dis-moi, tu sais qu’on n’est pas un grand Chevalier d’Or avant d’avoir une petite trahison à son actif… et à ce propos, ça te dirait de transgresser une directive d’Athéna que tu ne l’as pas entendue prononcer ?... »

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