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LE DERNIER RETOUR

Notes

 

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Epilogue I :

L'âme écorchée
Le coeur arraché...

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L'âme écorchée...

Mais pourquoi est-il si méchant ? Parce que !!!! Hem... Bon, développons tout de même un peu... Si je vous dis que Shiryu est l'un de mes personnages préférés de l'animé je suppose que ça ne vous guidera pas beaucoup sur la voie de la compréhension. Non hein ? A part peut-être quelques uns là au fond qui savent que plus j'aime un personnage plus je lui en fais baver... Ouimais ouimais, était-ce nécessaire de me montrer aussi radical envers le couple Shiryu-Shunreï ? Ben oui. Et la faute à Shunreï justement. J'entends d'ici l'acquiescement jubilatoire de Yaiya et son "bien fait, bouh, vilaine".

Plus clairement, je n'ai rien contre le personnage de Shunreï en lui-même (moi ^^...), mais du point de vue de l'auteur, et rapproché de mon interprétation personnelle des caractères de ces deux là, je lui trouve un défaut très rébarbatif, à savoir celui de figer le personnage de Shiryu, ou du moins de le faire tendre vers un devenir qui ne m'intéresse pas du tout.
Placer l'intrigue du DR quinze ans plus tard avait, comme je l'ai déjà dit ailleurs, pour principal intérêt de pouvoir proposer une évolution des protagonistes originels. Oui mais voilà, je ne perçois Shunreï que comme un archétype, et en tant que tel, totalement immuable. Elle est source vitalisante, espoir infatigable, promesse d'avenir, bref elle est elle et rien d'autre à mes yeux. Là où le bât blesse, c'est que je ne peux imaginer Shiryu la quitter à nouveau après être resté quinze ans auprès d'elle. Justice, abnégation, fidélité, le mélange de ces trois attributs dont je caractérise volontiers le dragon, le rend à mes yeux incapable de sacrifier l'individuel au global, de privilégier la cause commune au dépend d'une personne. A plus forte raison Shunreï. Après avoir offert la première partie de sa vie à son devoir de combattant, il lui aurait accordé la seconde sans concession. Revenu auprès d'elle après la guerre sainte, il ne serait plus reparti, cela aurait été une trahison de l'entité qu'il forme à eux d'eux, une trahison dont il est incapable. Tout au plus aurait-il accepté un rôle de formateur auprès de nouvelles recrues, mais sa participation envers le Sanctuaire et Athéna n'aurait plus été au-delà. Et comme je voue une affection particulière au dragon, je voulais pas d'une histoire où il jouerait un rôle aussi effacé. Il n'y avait donc qu'une seule solution, Shunreï devait mourir...
Quant au comment de sa mort... Le coup de la maladie aussi fulgurante qu'inattendue non merci. Dans le genre cliché il n'y aurait pas eu bien pire, à part peut-être l'agression par de vilains voleurs-violeurs pendant que son homme est allé coupé du bambou dans la montagne... Non, il fallait tout de même accorder une mort digne de ce nom à Shunreï, et quoi de plus poignant que de la faire mourir de tristesse ? J'ai tout de même hésité encore un peu parce que je voulais malgré tout conserver au personnage son intégrité. Or l'idée est séduisante comme ça, mais à partir du moment où Shiryu lui survit, la mort de Shunreï semble impliquer de sa part un abandon injustifié, une sorte de renoncement à l'espoir. Pas bien. Et puis j'ai pensé au Mur des Lamentations, à l'infranchissable dimension du Léthé, le fleuve de l'oubli, et qu'il serait tout à fait admissible que les prières de Shunreï qui avaient suivi Shiryu jusqu'à l'entrée du Meïkaï lors de son combat avec Deathmask ne puissent pas franchir cette ultime limite. Du coup son renoncement aurait une excuse, et sa mort paraîtrait d'autant plus injuste... Bieennn !!!!

Et me revoilà donc avec un Shiryu libéré de ses chaînes. Et de quelle façon ! En lui assenant ce coup sur la tête non seulement je me rends la possibilité de l'utiliser pleinement en tant que Chevalier, d'autant plus qu'il n'a plus rien à perdre, mais en plus à cause du choc émotionel que je lui ai fait subir j'ai l'opportunité d'altérer son caractère, de lui insulfer des émotions dont il est à l'origine plutôt éloigné. Abattement, rancune, haine, folie... Shiryu est désormais assujetti à mon inspiration. Tout bénef, c'est juste ce que je voulais.

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Le coeur arraché...


Je pressens confusément la question suivante, pourquoi, par Jupiter et ses roubignoles ! (moui c'est vrai j'ai adoré l'interprétation de Nicolas Cage dans The Rock ^^) avoir sacrifié Shiryu alors que je venais de libérer le personnage ? Pertinente remarque... Pfff j'en sais rien...

On va dire que la première raison, c'est la crédibilité du personnage. Shiryu a, avec ses frères, sauvé l'humanité d'Hadès et il découvre qu'il n'a pas pu prévenir la mort Shunreï, comment pourrait-il s'en remettre ?
Et d'une. Ensuite il faut bien reconnaître que depuis Tolkien ma fibre inspiratrice est atteinte d'héroïsme aigu. Or les héros vivants ne font pas de belles légendes. Et puis quoi de plus poignant que la victoire post-mortem? hmm? A propos de légende, j'avais été assez séduit à l'époque par le principe du film Coeur de Dragon. La tentation était grande de le reprendre à ma sauce...
Et enfin... ah oui, c'était l'occasion de glisser un petit plus fait maison pour réhabiliter l'Ultime Dragon. Parce que quand on aime bien Shishi, on n'est pas à la fête hein ! Déjà sa manie de se foutre torse nu lui a fait pas mal de tors (un peu moins au sein de la population féminine peut-être...) Ensuite sa façon de rapporter les histoires du vieux radoteur qui fait dire aux médisants qu'il n'est pas capable de trouver tout seul la solution à un problème... Et enfin le paradoxe chaotique du personnage : voilà un gars bien, présenté comme sage, posé, éveillé, bref, avec un cerveau et sachant s'en servir, qui se bat pourtant comme une andouille ! Merci Kuru & co. ! On sait depuis le début qu'il a plutôt la classe au corps à corps. On le découvre avec le dragon noir, une petite couche de plus avec Shura, et rebelotte contre Siegfried. Et plutôt que de se servir de cet atout, le Shiryu qui n'a qu'une technique et demie dans sa manche, l'utilise toujours d'entrée de jeu histoire de la rendre inefficace le plus tôt possible... Faut quand même pas pousser la marmotte sous la presse à milka ! Enfin, explosion des fans quand ils découvrent l'Ultime Dragon, en voilà une technique qui déchire sa race ! Et qu'est-ce qu'on apprend ensuite ? Que n'importe quel chevalier peut en faire autant en brûlant son cosmos à la dernière limite? Ben merde alors ! C'est vraiment traupinjuste -________- . Bon passe encore quand c'est Siegfried qui s'y colle, l'a pas de tatouage dans le dos mais nul n'est parfait (d'abord on n'en sait rien l'a pas viré son armure lui...), il reste un dragon quand même. Mais quand Seiya et Shun menacent de le faire pour casser du pilier, et quand Kanon joue les fusées à son tour avec Radamanthe... ouimais ouimais non hein ! Du coup, plutôt de que m'insurger dans le vide, j'ai choisi de profiter du DR pour rebooster la technique ultime de Shiryu.

Bien me direz vous, mais concrètement ça change pas grand chose vis à vis de l'histoire, ton perso préféré il est cané. Et alors ? Vous n'imaginez tout de même pas que je suis incapable de l'utiliser encore ? Comment ça ce serait pas crédible ? Alors rasseyez vous deux secondes, quelques hypothèses pour la suite. D'abord vous n'êtes absolument pas certains que Shiryu soit mort dans le DR, la seule chose que vous puissiez affirmer c'est qu'il a été effacé des mémoires des personnes vivantes durant quatorze ans (oui quatorze, moi aussi j'ai eu du mal avec ma chronologie au début ^^ ). Sinon, mettons il est mort. Ok. Ca vous plairait pas Seiya qui se relève, qui envoie valser son armure, et qui montre son dos nu avec un joli dragon dessiné dessus ? Attendez un peu que le Chasseur d'Âmes arrive... (et que ceux qui n'ont pas compris filent lire le fanga Ocean Chapter ^^). Bref, des solutions ils m'en restera toujours, celles-ci et bien d'autres...

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vers les notes 12 –vers l'épilogue I –vers les notes 2.0