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LE DERNIER RETOUR

Notes

 

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Chapitre I.8 :

Semie succession
La charge des Walkyries...
Les 7 conjurateurs...

 

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Semie succession...

Il a fallu que j'en rajoute... Ben oui. A partir du moment où j'ai décidé d'inclure Asgard au DR, il a bien fallu que je me penche sur le développement de cette contrée. Un développement de quinze ans, qui devait être aussi significatif que celui du Sanctuaire puisque leurs deux situations intestines au moment où on les avait laissés étaient franchement similaires.

Premier point sur lequel se pencher, la souveraineté. Vous la voyez vous l'Hilda, considérant le caractère qu'on lui avait découvert, et les boulettes qu'elle avait commises, accepter de porter la couronne ? Ben pas moi en tout cas. Rester Prêtresse oui, partager les souffrances de son peuple et expier ses péchés dans la prière ok, mais pas régner. Du coup qui il reste pour gouverner... Mais non, pas Bud ! Les jumeaux puissants et caractériels qui ont été séparés brutalement de leur double, on a déjà vu ce que ça donne au pouvoir XD ! Non, j'ai pensé à Flamme bien sûr. D'accord, au départ le personnage manque un brin de profondeur et fait un peu moulin à prières deuxième édition, mais bon, en quinze ans on peut admettre qu'elle aura acquis un peu de maturité. Et puis c'est pas comme si je projetais d'en faire un personnage central...

Ensuite, juste Bud, Hilda et Flamme... Naaaan, pas assez pour peser dans l'histoire. C'est vrai quoi, si j'ai voulu garder Asgard c'était pour en profiter un maximum, et comme le DR est une fic traditionnelle (au sens une grosse guéguerre pour sauver le mooonnde)... Ouaip bon vous l'avez compris, me fallait d'autres zouaves en armure. Le hic c'est que je ne me voyais pas imaginer des successeurs aux Guerriers Divins. Pour la bonne raison que dans l'animé, ceux-ci, si certains évoquent un entraînement, apparaissent beaucoup plus éveillés sous l'injonction du pouvoir de Polaris que spécifiquement éduqués en vue d'endosser ce rôle. Et l'éventualité d'un second groupe d'hommes prédestinés à ce rôle si peu de temps après, ça me paraissait... bof, pas terrible. D'accord la différence est faible avec des mômes nés pour devenir Chevaliers d'Or, mais sur le coup je le sentais pas.
Donc je me suis employé à imaginer les Elus Divins, lesquels seraient attachés non pas à la Prêtresse d'Odin mais à la souveraine d'Asgard. Question consécutive, à quels symboles les associer ? Au départ je n'avais pas pensé à deux castes dissociées mais à d'autres Guerriers Divins qui auraient fait partie d'un groupe plus vaste englobant ceux de l'animé. Idée vite abandonnée parce qu'elle ressemblait trop au Niffelheim de Kouro. Bon donc deux groupes. Ce qui réclamait des symboles de même origine, la mythologie scandinave, mais d'une nature légèrement différente. Et surtout un ensemble un peu plus cohérent, homogène, que celui des premiers. C'est vrai, ça partait pas trop mal avec les références à Fafnir, Sleipnir, Jormugand, Fenrir... mais au milieu de ça une harpe, deux chats / smilodons, un amas de crânes et de cristaux... pas assez régulier à mon goût tout ça. Finalement j'ai fait au plus simple, j'ai lié les Elus Divins à des divinités du panthéon nordique. Par lié j'entends de la même façon qu'un Chevalier d'Athéna est lié à sa constellation, et non pas par une histoire de réincarnation ou d'avatar comme la relation Saori / Athéna.

Et dernier point, il me fallait justifier, non pas l'existence, mais l'éveil de ces Elus Divins. Ce qui sous-entendait, à l'inverse du Sanctuaire, une période de troubles pour Asgard. Ce qui m'arrangeait car cela me permettait de recoller directement au scénario. Comme quoi on peut créer quelque chose de construit sans tout imaginer à l'avance. Parce que j'ai bien imaginé les choses dans cet ordre là. J'ai d'abord pensé au scénario de façon très générale, cross-over, réveil des Grands Anciens, puis aux personnages que je voulais utiliser, nouveaux chevaliers, Elus Divins, et seulement après au déroulement et aux rouages de l'intrigue... Dans le désordre, ça paie quand même. Pour en revenir aux troubles en question, l'animé nous ayant affirmé qu'Asgard avait toujours été soumis à l'influence de Poséidon, il me semblait tout à fait naturel de chercher dans cette direction pour trouver une origine aux problèmes sur ce territoire...

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La charge des Walkyries...

En voila une vraie scène quasi totalement gratuite. Sans vouloir faire du Wagner, je me suis offert un petit passage à l'opéra. Traduisez : j'ai lâché un moment les préoccupations principales du scénario pour le simple plaisir de poser une ambiance. Une ambiance particulière qui traduit ce décalage d'atmosphère que j'ai ressenti comme beaucoup en visionnant la partie Asgard par rapport à celles qui l'encadraient. Donc du lyrisme pour ce passage, contrairement à la globalité du DR, que je n'irais pas jusqu'à qualifier de réaliste mais peut-être de pragmatique. Un passage à la Tolkien, pas dans le talent mais dans l'esprit j'espère, avec cette chevauchée vengeresse et héroïque, l'imminence d'une mort aussi inutile que glorieuse, et l'apparition in extremis du signe qui ramène l'espoir et la victoire. Une petite précision s'impose pour ceux qui ne serait pas familiers de la mythologie scandinave (faudra vraiment que je me décide à faire un lexique annexe pour les termes utilisés dans le DR qui en sont issus...), Vedfolnir est un faucon nichant auprès d'un aigle sur Yggdrasil, l'arbre cosmique qui selon cette mythologie soutient les neuf mondes de ses branches. Le vol de Belthil, la façon dont est annoncée son apparition et la confiance que celle-ci ramène, est un clin d'oeil direct au Seigneur des Anneaux, plus précisément à la fin de la dernière bataille aux portes du Mordor, lorsque Gandalf annonce l'arrivée de Gwaihir, le seigneur des grands aigles venus leur porter secours contre les Nazgûls, lueur d'espoir précédant de peu la destruction de l'anneau unique et la défaite de Sauron. Ca ce voit que j'ai adoré ce passage ^^ ?

Sinon en définitive ce passage n'est pas resté complètement inutile. Outre l'ambiance, il m'a permis de préciser immédiatement après les avoir évoqués la nature et le sérieux des troubles à Asgard. C'était également un temps d'exposition supplémentaire pour mettre en scène le caractère de Laurelin, et l'occasion de découvrir un Elu Divin de plus, Varda, ainsi que son dangereux et envoûtant pouvoir. Et surtout, l'occasion d'illustrer la véritable prestance de Belthil en tant que Chevalier d'Or. Prétentieux à deux doigts de l'arrogance, ironique à la frontière du cynisme, il faut bien reconnaître qu'elle était pas top prestige sa première apparition. Et pourtant : « Comme c’est remarquable, déclara Laurelin à Belthil qui se posait à ses cotés. En vérité c’est un pouvoir sans prix qu’est le tien si à ta seule apparition les bras se raffermissent et les cœurs se réchauffent. » J'espère que ceci permet de recoller au moins en partie au mythe du Sagittaire tel qu'il est représenté par Aïoros...

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Les 7 conjurateurs...

Un grand méchant ? Allons soyons sérieux, beaucoup trop simple pour le Snaritt... Plusieurs méchants sur un seul niveau d'adversité ? Et pis quoi encore... Non je savais dès le départ que le DR présenterait deux échelons (au moins, vous croyez tout de même pas que je vais vous refiler des certitudes quant à la suite, nan mais XD...) de menace, la menace ultime qu'est le réveil des Grands Anciens, et la menace représentée par la bande d'enfoirés qui veulent provoquer ce réveil. Ouaip, succinctement, c'est bien ce que veut dire le dernier paragraphe, y a des méchants périmés qui veulent libérer des monstruosités pas belles pour qu'elles foutent un bordel pire que celui qu'eux n'ont pas réussi à provoquer ^^. Et si les Grands Anciens je n'avais qu'à aller les pêcher chez Lovecraft, les conjurateurs eux n'étaient absolument pas défini. C'est là que j'ai vraiment galéré. A part le chiffre sept qui me semblait d'une évidence absolue, le choix des conjurateurs est le détail concret qui m'a jusqu'ici causé le plus de soucis dans le DR.

J'ai tourné en rond un moment. Je me suis d'abord tâté pour le conflit de mythologies, opposer un autre panthéon aux panthéons grec et nordique. Idée presque immédiatement écartée. Beaucoup trop classique. En outre la seule mythologie que je maîtrise suffisamment pour la traiter de façon approfondie est la mythologie égyptienne, autant dire celle qui est utilisée neuf fois sur dix dans les fanfictions de ce genre, ce qui faisait basculer le scénario du classique à l'éculé. Poubelle donc.
Ensuite, une optique que j'ai très longtemps traînée, c'était d'aller piquer sept divinités agressives ou au moins ambiguës dans sept mythologies différentes. Ca j'aurais vraiment aimé. Problème à posteriori, ça aurait un peu trop ressemblé à "l'Emergence des Géants" de Black Dragon, dont j'avais pas encore commencé la lecture au moment où j'étais enferré dans cette question. Problème immédiat, même si j'utilisais trois mythologies amérindiennes (choses qui ne me plaisait déjà pas des masses...) malgré leurs ressemblances pour mon regard de profane, je n'arrivais pas au compte de sept. Compte auquel je tenais. De plus le terrain était miné : sorti des mythologies grecque et égyptienne, je n'aurais pas suffisamment maîtrisé le sujet, et les lecteurs dont ça aurait été le cas s'en seraient forcément aperçus. Adieu donc, à regret mais c'était préférable.
Dernière solution abordée avant celle que j'ai retenue, les figures de la kabbale et de la démonologie. Intérêt majeur, faire le lien entre l'univers de Saint Seiya et l'univers judéo-chrétien, lien facilement élaborable en brodant autour de Lucifer en piochant les rares éléments intéressants de la bouse visuelle qu'était le film où il est apparu. Là encore, problème d'informations. Trop de sources confuses sur lesquelles s'appuyer (du moins je n'avais pas la culture nécessaire pour faire le tri), hiérarchies infernales différentes, bref, manque d'unité et de fiabilité.
Bien emmerdé que j' vous dit. Finalement je me suis dit que ce qui rendait ces encore indécis conjurateurs originaux, c'était avant tout moins les références auxquelles ils seraient liés que l'aspect personnel du choix par lequel je les élierais. En reprenant toutes les hypothèses que j'avais formulées avant, j'en ai conclu que ce qui les unissait avant tout, c'était leur but commun, et que rechercher une homogénéité dans leurs origines était en fait tout à fait accessoire. J'ai aussi pensé que faute d'une maîtrise totale de leur référentiel il pouvait être intéressant de travailler autour de mon expérience de ces références. Alors finalement, j'ai choisi d'aller chercher dans les différents mythes que j'avais eu l'occasion de rencontrer, superficiellement peut-être, mais qui m'avait interpellé. Et comme j'aime bien compliquer les choses quand même, et que l'idée des démons avait au moins ça pour elle qu'elle apportait d'emblée une certaine consistance à la menace qu'était censée représenter les conjurateurs, j'ai dédoublé les personnages choisis en les associant à ma sauce (comprenez sans aucun soucis d'authenticité dans l'association en question) avec des figures infernales...

Voila en gros la démarche que j'ai suivie. Je tacherai de préciser (dans un avenir pas trop éloigné j'espère...) individuellement pour chaque conjurateur dans des fiches associées les mythes d'où je les ai tirés. Parce que si certains sont relativement connus, je me doute bien que d'autres, Koschei l’Immortel et Nephren-Ka par exemple, demeurent assez obscurs pour beaucoup de mes lecteurs...

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vers les notes 7 vers le chapitre 8 – vers les notes 9