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LE DERNIER RETOUR

Notes

 

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Chapitre I.3 :

Au fil de l’eau
Qui leur a montré
Nirnaeth Arnoediad

 

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Au fil de l’eau

Dans ce chapitre je voulais faire deux choses. Premièrement, donner le signal du tour de chauffe. Je devais ramener du monde au Sanctuaire, là où aura lieu le vrai départ de l’histoire. Soit je leur faisais tomber une caillasse sur le coin du crâne à la suite de quoi ils auraient battu le rappel, soit il fallait que je trouve une raison pour déplacer l’action là-bas. Et puis j’ai pensé au sacre officiel des nouveaux chevaliers de moindre importance, quoi de mieux pour rattrouper tout le monde. J’avoue que ce n’est pas dit de façon des plus explicites, mais c’est ce que veut signifier Fëanor lorsqu’il dit que l’armure du dragon doit regagner sa place au Sanctuaire. En tout cas on sait qu’ils doivent tous se rendre là-bas, c’est l’essentiel.

Le deuxième but de ce chapitre était de commencer à tisser des liens entre les nouveaux personnages. Ces liens existaient déjà de façon implicite entre Vicius et Neithan. Le lecteur sait qu’ils sont collègues d’entraînement, qu’ils sont tous les deux…disons joueurs, il n’en faut pas d’avantage pour admettre l’existence d’une relation forte entre eux. Du coup j’ai ramené Dinen. Ce personnage est de loin le plus secret de tous les nouveaux en lice, il nécessite donc d’être longtemps martelé pour lui donner forme. Pour autant je ne pouvais pas imaginer d’instaurer des relations identiques entre lui, Vicius et Neithan.

Vicius étant le plus accrocheur, c’était évident, ils allaient se fritter. Et hop d’une pierre deux coup, ça me donne l’occasion de mettre en scène mon premier combat. Rien d’extraordinaire, mais j’ai apprécié la contrainte d’écriture de décrire un affrontement sous-marin. Pas évident mais je suis plutôt satisfait du résultat. En tout cas ça change un peu des environnements habituels.

Pour Neithan, et bien j’ai tout naturellement choisi le contre-pied. Là encore, d’une pierre deux coups, tout en construisant leur future complicité, j’en rajoute une couche sur le « mystère Shiryu ». Le temple du dragon, la sépulture de Shunrëi, le lecteur sait désormais de façon certaine qu’il s’est passé des choses et a fortiori des choses pas agréables. De plus l’ambiance de tristesse cachée présente à la fin fait échos au début du chapitre qui jouait plus sur la contemplation et la sérénité lors du trajet jusqu’à Rozan. C’est tout ce que j’aime, jouer sur les contrastes…

Au final on a l’état des relations suivant lesquelles vont interagir les personnages à l’avenir. Le duo Vicius-Neithan, complices et solidaires. Le duo Niethan-Dinen, secret, lié par un point unique mais presque sacré. Et enfin le duo Vicius-Dinen, symptomatique de leurs relations par la suite, un Dinen sur qui Vicius n’a pas de prise réelle, un Vicius qui ne l’aime pas pour ça et pour s’être introduit dans sa relation avec Neithan.

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Qui leur a montré...

Je suppose que c’est une question que le lecteur peut se poser, en voyant Neithan se comporter en pisteur accompli, ou en voyant Vicius utiliser le Perseus Flight. A priori deux techniques que Seiya ne maîtrise pas lui-même, et donc dont on pourrait avoir du mal à comprendre qu’il ait pu enseigner à ses élèves comment les acquérir. J’ai une explication toute prête là-dessus, elle vaut ce qu’elle vaut bien sûr, ce n’est que mon interprétation de l’entraînement d’un chevalier. Elle se trouve à la fin de la fiche de Shaka.

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Nirnaeth Arnoediad...

Littéralement ce nom signifie « les Larmes Innombrables ». Dans l’univers de Tolkien, c’est le nom donné à la bataille la plus sanglante de toutes celles qui opposèrent les Elfes à Morgoth. Quel meilleur nom donner au tombeau de Shunreï qui repose au fond d’un bassin de larmes…

Ce passage est ma première tentative réelle pour rompre le ton général donné jusque là au DR. A part les tous premiers paragraphes autour de Seiya, lorsque l’ambiance glissait vers autre chose que de la simple narration, c’était plutôt pour hésiter entre humour et franche bouffonnerie. L’un des buts visés par le DR est une grande variété des sentiments suscités. Avec ce passage, je voulais écrire quelque chose de saisissant, quelque chose de douloureusement triste est amer. Que le lecteur soit sensible à la beauté et à la pureté de la scène, tout en pensant « c’est dégueulasse ce qui lui est arrivé », alors même qu’il ignore justement les raisons pour lesquelles Shunreï a été inhumée.

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